Culture

D’où viennent nos roses ?

Le saviez-vous ?

La main de l'Homme est intervenue pour transformer les variétés de roses de nos jardins en variétés adaptées à celles de nos bouquets. Aujourd'hui la production de ces variétés a quasiment disparu de notre territoire. Découvrez les raisons de ces évolutions au fil du temps. 

Rose de jardin et rose de serre 

Les roses qui ornent nos intérieurs ne sont pas les mêmes que celles qui poussent en pleine terre dans nos jardins. En effet, les roses destinées aux bouquets sont cultivées sous serre, à la fois pour les protéger de la pluie et pour favoriser leur florissement.

Ces variétés sont issues de croisements et d’hybridations qui ont permis de créer de magnifiques formes et couleurs. A force de travail, des générations de botanistes et de rosiéristes passionnés ont réussi à sélectionner certaines caractéristiques spécifiques : des tiges bien droites par exemple, avec moins d’épines, une tenue en vase dépassant les huit jours, des gros boutons qui s’épanouissent lentement. 

La culture de la rose de serre 

La rose de serre est une fleur subtile et sa culture demande des conditions climatiques très précises. En effet, la lumière, la richesse des éléments nutritifs contenus dans le sol ainsi que des écarts importants entre températures hautes et basses sont indispensables à une bonne croissance, un boutonnement et donc un fleurissement optimum. La rose exige un fort taux d’ensoleillement le jour, malheureusement incompatible avec nos climats européens. C’est pourquoi en Europe, elle est cultivée de manière artificielle sous des serres chauffées et éclairées. Il faut savoir que de nos jours, il reste très peu de producteurs français, la concurrence étrangère et les coûts de revient trop importants ayant entrainé une fermeture de plus de 90% des exploitations.

La provenance de nos roses

Pour assurer un approvisionnement qualitatif et quantitatif tout au long de l’année, nous avons opté pour deux solutions vertueuses et complémentaires :
En saison, c’est-à-dire de Mai à Octobre : favoriser une sélection de roses françaises produites de la manière la plus naturelle possible et soutenir les exploitations artisanales locales de qualité.
Le reste de l’année, proposer des roses d’exception produites naturellement dans l’hémisphère sud dans des conditions de respect social et environnemental validées par nos soins.

L'impact environnemental des roses

De récentes études* comparant les bilans carbones des deux origines de production donnent la nette préférence à la rose importée. En effet, une rose cultivée sous le soleil de l'hémisphère sud et transportée par avion en Europe génère une émission moyenne de 335 grammes de CO2. Quant à la rose cultivée en serre chauffée et éclairée en continu aux Pays-Bas, son bilan écologique sera double avec environ 670 grammes de CO2.

Cette étude a permis d’éclairer notre choix sur de la provenance de nos roses, mais cela ne suffit pas. Nous sommes également attentifs à d’autres paramètres comme les conditions de travail et l’utilisation de produits chimiques dans la sélection des fermes, avec un cahier des charges strict répondant à nos critères RSE.

*Source : Comparative Study of Cut Roses for the British Market Produced in Kenya and the Netherlands, Williams A, Université de Cranfield, Février 2007